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Lost In Wu Song
Lost In Wu Song

Wu Song Da Wo
star GAGNANTE: International Film Critics Award (Fipresci), 29th Hong Kong International Film Festival

Chine
2005 | 95 min
Mandarin, Sous-titres anglais

À l'affiche

10 juillet 2006
17h30
Salle J.A. De Sève
11 juillet 2006
19h35
Salle J.A. De Sève

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www.admission.com
  

Description

Il était fort. Il était impassible. Il était d’une droiture inégalée. À mains nues, il pouvait tuer un tigre. C’était Wu Song, l’un des plus glorieux héros folkloriques de la vieille littérature chinoise. Depuis des siècles, et aujourd’hui encore, des millions et des millions de mâles, dans toutes les régions de la Chine, vouent une admiration inconditionnelle, et sans bornes, à Wu Song. C’est précisément le cas de Men Desong, un aspirant cinéaste, très introverti, un peu mésadapté, et encore vierge. Sa fixation: tourner l’ultime film sur Wu Song... pour ensuite se retirer dans un monastère bouddhiste, et y finir ses jours. Certes, Desong n’a pas les muscles ni le charisme de son idole, mais au moins, il a sa détermination. La tâche sera loin d’être simple. D’abord, c’est un certain monsieur très peu scrupuleux, dénommé Zhang, qui s’improvise producteur, incitant Desong à prendre en charge les finances. Ensuite, il y a le casting. C’est Li, un chanteur pop, qui se glissera dans la peau du héros mythique. Et cela irrite Desong, qui avait en tête, pour ce rôle, un garçon un peu simplet, mais très musclé, et parfaitement inconnu du public... En vérité, plus les choses avancent, plus l’idéal pur de Wu Song est corrompu par d’affreuses considérations commerciales. On dirait que le monde entier s’est ligué contre le rêve de Desong qui, lui, tente courageusement de poursuivre, entre les caprices odieux de ses acteurs, son producteur véreux, et ses parents, eux-mêmes persuadés qu’il n’est rien d’autre qu’un raté.

Les pages du programme de Fantasia regorgent d’histoires vraies, à ce sujet. N’importe où dans le monde, parvenir, même dans le milieu du cinéma appelé indépendant, à concrétiser une vision tout à fait personnelle, est un véritable travail d’Hercule. Mais voici un point de vue chinois sur ce phénomène. Le premier long-métrage de Lu Yi Tong, âgé de quarante ans, n’est pas qu’une simple analyse perçante de la collision frontale entre l’art et le commerce, c’est aussi une sorte d’autopsie cynique de la culture machiste, très patriarcale, qui règne sur ce milieu. Dans cette nation immensément populeuse, et qui évolue si rapidement, il y a un combat à finir entre tradition et transition. Le film nous transporte dans la vision utopique de Wu Song tel que Desong aurait souhaité la présenter, puis nous ramène à la réalité humiliante de la vie de Desong qui se ponctue d’un humour noir équivoque. L’approche incisive de Lu Yi Tong est complexe, son savoir-faire technique est remarquable, et le témoignage poignant qu’il a à offrir, est précieux.

—Rupert Bottenberg (traduction David Pellerin)

"Witty and original… an enjoyable film-about-filmmaking with a level of cultural commentary that leavens the self-indulgence which normally characterises films which portray the travails of dedicated filmmakers as the most terrible injustices in the world" - Robert Williamson, FIRECRACKER-MEDIA.COM

Notes

GAGNANTE: International Film Critics Award (Fipresci), 29th Hong Kong International Film Festival

Équipe de production

Réalisation: Lu Yi Tong
Scénario: Lu Yi Tong
Interprètes: Yu Ai Lei, Ma Jing Jing, An Jing, Chi Nai
Production: Lu Yi Tong, Shao Li Jun
Distribution: Nutshell Productions

Première partie...

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première internationale
Chine
2005 | 10 min

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