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13 juillet 2007 10:06:00 Vendredi 13 à Fantasia. Survivrez-vous? ous ne pouvez rater cette seconde représentation du boulversant Ghosts of Cité Soleil End Of The Line, en présence du réalisateur Maurice DeverauxTous ceux qui ont manqué la première projection de The Unseeable auront la chance aujourd’hui de constater la polyvalence du réalisateur Wisit Sasanatieng (Tears of the Black Tiger, Citizen Dog). Pour ce drame d’horreur bercé d’une profonde mélancolie et jouissant d’une richesse visuelle incomparable, les revirements abondent et restent tous parfaitement crédibles. Mettant presque exclusivement des femmes à l’écran, The Unseeable vous fera découvrir la magnifique actrice thailandaise Siraphan Wattanajinda dégageant une touchante vulnérabilité parfaitement adaptée à cette oeuvre où l’ambiance prévaut sur les effets horrifiques.
On nous plonge ensuite dans le fiasco humanitaire, politique et social qu’est devenu Cité Soleil à Haiti vers la fin du second mandat de Jean-Bertrand Aristide. Ghosts of Cité Soleil présente un portrait troublant des habitants de la ville et bien plus riche que plusieurs reportages bourrés de raccourcis que l’on a pu voir dans les bulletins de nouvelles de l’époque. Asger Leth est certes un documentariste courageux pour être resté aussi longtemps dans ce qui était considéré comme l’endroit le plus dangereux au monde dans une de ses périodes les plus chaotiques. La magnifique facture visuelle du film rappelle beaucoup City of God de Fernando Meirelles. Vous ne pouvez rater cette seconde représentation du boulversant Ghosts of Cité Soleil.
La Chine des années 30 se déploiera devant nous grâce à la reconstitution historique grandiose où l’on a choisi de situer le suspense The Matrimony, présenté en première canadienne, de Teng Hua-Tao. Jouissant d’un budget plus que respectable, cette histoire tragique prends bien soins de ne pas s’enliser dans le mélodramatisme souvent inhérent à ce genre de production chinoise.
C’est déjà le troisième volet de la série de courts métrages québécois qui enrichit la programmation de Fantasia d’une saveur locale des plus appréciée. Venez encourager ces cinéastes prometteurs. Vous ne serez pas déçus.
Les accrocs aux jeux vidéos rétros sont les têtes d’affiche du documentaire surréaliste The King of Kong. Cette fascinante étude psychologique sur les « maîtres » des anciens jeux, ayant fait la renommée de la première console Nintendo, se prennent tant au sérieux que c’en est drôle. Où peut-être pas finalement. À vous de décider.
Une comédie musicale sud coréenne s’empare ensuite de l’écran et implantera dans vos esprits ces mélodies aussi raccoleuses qu’accrocheuses propres au genre. En effet, Midnight Ballad for Ghost Theater, premier film de Jeon Gye-su, présenté en première internationale, propose une fable excentrique où une jeune fille deviens l’employée d’un hôtel décrépit peuplé de revenants chantants et dansants. Cette production des plus éclatée est en voie de devenir un film culte dans la lignée d’un Rocky Horror Picture Show.
Un affrontement titanesque s’offre à vous. Dans le coin gris, DJXL5 et sa vaste expérience se servira de son incroyable bagage de films douteux, de traductions françaises farfelues et de pièces d’anthologies télévisuelles ridicules pour fatiguer son adversaire et profiter des derniers rounds pour l’envoyer au tapis. Dans le coin brun, Total Crap et ses découvertes puisées à même les pires moments culturels imaginables, visera un KO rapide pour espérer se sauver avec la victoire. Le match revanche entre ses deux pugilistes de la contre-culture vous plongera dans l’hilarité la plus totale, mais on souhaite tout de même un combat propre sans trop de coups bas. Ne manquez pas DJ XL5 Versus Total Crap : La revanche.

DJ XL5 Versus Total Crap : La revanche, présenté au Théâtre DB Clarke, à 19h.
Maurice Deveraux est enfin de retour après cinq ans d’abscence pour vous présenter End of the Line. L’auteur du fort divertissant Slashers nous propose un récit apocalyptique où les membres d’une secte des plus dérangés s’addonneront à un carnage sanglant en plein métro de Montréal. Deveraux profite enfin d’un budget à la hauteur de ses aspirations pour offrir à la cinématographie québécoise un trop rare film d’horreur pleinement assumé. Il sera d’ailleurs présent pour répondre à vos questions.
Dernière chance d’assister à la version director’s cut du drame After This Our Exile qui propose la percutante descente aux enfers d’un joueur compulsif et de son fils. La performance d’Aaron Kwok vaut à elle seule le déplacement.
Une autre entrée du cinéma coréen dans le domaine de la performance scénique jubilatoire déferlera sur vous en ce vendredi 13 avec la présentation de The Fox Family. L’humour noir sera au rendez-vous alors qu’une famille d’esprits pervers tentera de se dénicher des humains à sacrifier dans le but de s’imiscer dans le monde des vivants. Vous êtes nombreux à apprécier les gags de mauvais goût? Vous serez assurément nombreux à venir voir The Fox Family.
Lloyd Kaufman sera aussi présent ce soir dans le but de pervertir vos âmes chastes. Lloyd Kaufman Presents The Troma Show Live Varietease avec sa panoplie d’invités sera assurément l’un des moments les plus politiquement incorrects à se produire au Québec cette année.
The Signal, cette folle histoire où la télé et la radio rendent les gens complètement cinglés, sera projetée pour la dernière fois cette année. Ce film de David Bruckner, Dan Bush , Jacob Gentry a pour principale force sa proximité avec la réalité. On sait tous que les films d’horreurs et la musique heavy métal transforment l’humain en bête sanguinaire. Ils l’ont dit aux nouvelles.
Pour teminer cette faste journée, rien de mieux qu’un bon film d’horreur old school où les effets numériques sont tout à fait absents. The Rage de Robert Kurtzman, présent pour l’événement, ramène ses lettres de noblesse aux effets spéciaux faits à base de latex et de sirop de maïs comme on les aime. Ça fait des tournages salissants, mais le résultat à l’écran vaut bien ces petits désagréments.

The Rage, en présence du réalisateur Robert Kurtzman et de l'actrice Erin Brown
Nicolas Archambault
Contamination Magazine
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