Description
Certains films sont faits pour être visionnés tard la nuit. Mais hélas, récemment, dans ce rayon, on a pu voir tellement de navets, tant de tentatives ratées, qu’on en était au point de se dire qu’un vrai bon divertissement cinématographique de minuit ne serait plus jamais au menu. On se trompait.
REPO! THE GENETIC OPERA est arrivé; une embardée férocement délirante, comme vous n’en avez jamais vue, mêlant bagarre et musique électrisante. Basé sur la comédie musicale du même nom, ce film est comme un énorme clip rock industriel, dans des décors néo-gothiques, et une société futuriste constituée de chair (sanguinolente) et de cuir. Il y a aussi un véritable opéra, dissimulé sous ce petit carnaval macabre, puisque les artisans du film connaissent les ficelles du métier.
Une pandémie d’organes défectueux a ravagé la race humaine, et maintenant, le géant incontesté des transplantations, la corporation Geneco, contrôle toute la planète. Mais attention: si vous manquez plus d’un paiement à Geneco, quelqu’un viendra vous les saisir, vos organes transplantés! Cet affreux « huissier » à scalpel, on le nomme Repo Man. C’est Anthony Stewart Head (de
BUFFY: THE VAMPIRE SLAYER) qui joue ce rôle. Repo Man est une figure tragique, car, afin de protéger Shilo, sa fille malade, il effectue les plus sales besognes pour le compte du président de Geneco, Rotti Largo (un rôle tenu par Paul Sorvino). D’ailleurs, le président Largo est moribond… et il y a une querelle successorale entre ses rejetons déments – Bill Moseley, Paris Hilton, puis Nivek Ogre, du groupe Skinny Puppy. Ajoutez à cela Sarah Brightman dans le rôle de la diva aveugle, et le coscénariste Terrance Zdunich, interprétant un pilleur de tombes et vendeur de narcotiques timbré. Voilà. Tous les ingrédients d’un Chaos absolu!
Après s’être enfin libéré des carcans de la franchise
SAW, le réalisateur Darren Lynn Bousman peut s’épanouir librement. Il a pu bâtir son film, cette fois-ci, de A à Z, avec sa propre vision des choses.
REPO! THE GENETIC OPERA est un chef-d’œuvre qui est déjà appelé à se tenir un jour sur le même piédestal que
THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW et autres
PHANTOM OF THE PARADISE. Un favori ayant tout le potentiel culte pour être émulé, adoré, et puis revu par une légion grandissante de fans pendant encore longtemps.
—Andrew Kasch, DREAD CENTRAL (traduction David Pellerin)