Description
Trois jours après le 11 septembre 2001, un satellite de reconnaissance américain détecte un haut taux de radioactivité dans le désert de l’Afghanistan. Craignant que les talibans ne dissimulent une arme nucléaire, la CIA envoie sur les lieux Ben Keynes, un agent ayant visité le pays lorsqu’il se trouvait sous l’emprise soviétique. Sa tâche consiste à dénicher la source des ondes radioactives et en déterminer sa nature. Aussi simple soit cette mission, elle demeure néanmoins top secrète, ce qui l’oblige à mentir aux soldats ayant comme ordre de le protéger. Persuadé d’être à la recherche d’un ermite possédant d’importantes informations, le petit groupe s’enfonce dans le désert en apparence si tranquille. Quelque chose se cache cependant sous le sable, quelque chose de bien plus dangereux que les attaques-surprises des talibans. La terre semble possédée par une mystérieuse entité capable d’assécher les points d’eau et de modifier la géographie des lieux. Plus Ben Keynes et sa troupe s’approchent de leur but, plus les légendes voulant que cette région du pays soit hantée se confirment…
En 1999, Daniel Myrick co-réalise l’un des films d’horreur les plus influents de tous les temps, l’incontournable
THE BLAIR WITCH PROJECT. Le voilà de retour en grande forme avec
THE OBJECTIVE, possiblement l’un des drames fantastiques les plus importants de l’année. Fidèle à lui-même, Myrick nous plonge dans l’inconnu en construisant méticuleusement un opaque et terrifiant climat de mystère. Une angoissante tension nous envahit à mesure que les soldats se perdent dans le désert. Grâce à cette atmosphère quasi-onirique,
THE OBJECTIVE fait écho à
PICNIC AT HANGING ROCK de Peter Weir et
THE LAST WINTER de Larry Fessenden. Le cinéaste surprend également en critiquant avec intelligence et sévérité la nécessité la guerre en Afghanistan. Cet aspect éloquent apporte une profondeur bienvenue à un film d’une puissance vertigineuse. Avec une distribution d’acteurs magnifiquement dirigés et de somptueuses images de paysages désertiques, Daniel Myrick signe le film fantastique idéal pour une décennie marquée par d’importants conflits nationaux.
—Simon Laperrière