Description
Certaines entrevues pour un nouvel emploi se déroulent très mal. François Mangin, père de famille au chômage, en sait quelque chose. Incapable de choisir entre lui et un autre candidat, un chef d’entreprise a demandé aux deux aspirants de départager eux-mêmes le seul poste de vendeur disponible. Une proposition aussi particulière ne peut qu’engendrer une féroce compétition. La résolution à cet épineux problème se présente à François sous la forme d’un cadeau de Noël offert par son épouse. Il s’agit, en apparence, d’un simple petit pot de crème cosmétique. Par contre, lorsque François s’enduit le visage de cette mixture, il adopte immédiatement les traits d’une star aux yeux de ceux qui l’entourent. Grâce à ce nouvel atout, la vie de François change drastiquement. En plus de se faire reconnaître dans la rue, il obtient aisément des investisseurs pour ses projets et les femmes en délire se jettent à ses pieds. Les événements prendront cependant une tournure dramatique lorsque son opposant pour le poste de vendeur découvre les facultés magiques de la crème. La célébrité, tout comme son simulacre, vient toujours avec un prix.
Dans une société où tous et chacun rêvent de célébrité,
LA CRÈME de Reynald Bertrand critique avec ludisme notre rapport au vedettariat. Bien qu’il soit perçu par son entourage comme un artiste de renommée, François demeure toujours identique à nos yeux. Ce choix de mise en scène nous protège des effets de la crème et tourne au ridicule son impact sur ses victimes. On ne peut s’empêcher d’éclater de rire lorsque François passe, parfois dans le même plan, d’homme ordinaire à idole instantanée. En campant un élément fantastique dans un contexte réaliste,
LA CRÈME donne l’impression d’être l’adaptation d’un scénario de Woody Allen par les frères Dardenne. Drôle, originale et intelligente, cette comédie est, pardonnez le jeu de mots, la crème de la crème !
—Simon Laperrière