Ubisoft Presents Fantasia 2008
The Pye-Dog

The Pye-Dog

(Ye, Leung Heun)
commanditaire: Hong Kong Economic & Trade Office(Canada)

Première canadienne

WINNER: Grand Prize, International Film Festival for Children and Young Audience “Schlingel,” Germany 2007
WINNER: Best Supporting Actress (Susan Shaw), 27th Hong Kong Film Awards
Opening Film, 2007 Hong Kong Film Festival

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“Entertaining, emotional, and a damn fine Hong Kong movie. One of the most pleasant surprises of 2007” - LOVEHKFILM.COM

Équipe de production

Réalisation: Derek Kwok
Scénario: Derek Kwok
Interprètes: Eason Chan, Gia Lin, Wen Jun Hui, Eric Tsang, Susan Shaw
Production: Teddy Robbin, Li Kuo Hsiung, Fred Deng
Distribution: Mei Ah Entertainment Group

Description

L’enfance de Dui n’a pas été facile. Orphelin, pauvre de surcroît, il a été menacé, et battu, plus souvent qu’à son tour. Il développa une habileté pour les gadgets, à force de travailler de ses mains à l’invention de divers trucs d’autodéfense. Le seul semblant de père qu’il eût jamais fut un petit truand sans envergure qui ne fit que le pousser vers l’éventail sordide des activités criminelles. Devenu adulte, Dui est une sorte de quidam introverti et souvent mal à l’aise, avec des yeux vitreux où brille une étincelle imperceptible… Wang, pour sa part, n’a que douze ans, mais il est orphelin, lui aussi. C’est sa grand-mère qui s’occupe de lui. Il ne prononce jamais un seul mot depuis la mystérieuse disparition de son père et le suicide de sa mère.

On confie à Dui une tâche vraiment ingrate. Son chef de bande veut faire kidnapper le fiston de son ennemi juré. Dui doit donc se faire embaucher, en tant que concierge, dans une école primaire. On ne lui remet qu’une photo du garçon, et son nom. Mais le hasard fait qu’une sorte de lien d’amitié se crée, entre Dui et Wang, avant même que Dui n’ait réalisé que Wang est justement le gamin qu’il doit enlever… Mademoiselle Cheung, une enseignante timide, ne laisse pas Dui indifférent, tandis qu’avec Wang, il n’arrête pas de plaisanter et de faire le pitre. Pour eux trois, de nouveaux horizons se dévoilent petit à petit. Hélas, quelque chose de terrible se trame. Revirements inattendus et douloureuses trahisons seront au rendez-vous.

Le Derek Kwok dont nous allons parler ne s’agit pas de l’acteur adulé, mais bien d’un scripteur d’expérience, qui s’assoit ici, pour la première fois, dans le fauteuil du réalisateur. Et c’est avec une patience extrême qu’il bâtit sous nos yeux, un volet à la fois, une très intéressante variation sur le thème du film noir, avec quelques éléments repêchés dans l’arsenal de la comédie dramatique. Un réalisateur moins doué aurait patouillé certainement dans une quasi-médiocrité, mais Kwok a bon pied, bon œil: il aiguille son intrigue à la perfection, et dirige ses acteurs d’une main de maître. Dans le rôle de Dui, Eason Chan démontre combien il a mûri, depuis quelques années, en tant qu’acteur. Les adorables Eric Tsang et George Lam viennent pimenter la mixture. Mais c’est Wen Jun-Hui qui « vole le show », en incarnant l’énigmatique (et pourtant attachant) personnage de Wang.

—Rupert Bottenberg (traduction David Pellerin)