Ubisoft Presents Fantasia 2008

Préparez-vous à une déflagration

26 juin 2008 17:00:00

Montréal, le jeudi 26 juin 2008 – C’est le mois de juillet à Montréal et ça ne veut dire qu’une chose : Fantasia est de retour pour flamber votre été avec une charge explosive d’inconventionnel, de provocant, d’inspiré et de cinglé. Nous avons passé les huit derniers mois à travailler en tant qu’explorateurs psychotropes, traversant tous les coins de la planète à la recherche d’hallucinogènes cinématographiques. L’exercice a été profitable puisque nous pouvons affirmer haut et fort que les trois prochaines semaines vont faire trembler la ville en entier. Plus de 100 films attendent d’être dévoilés au public, plusieurs pour la première fois sur le continent et, dans certains cas, dans le monde. Seront de la partie les nouveaux films de Johnnie To, Darren Lynn Bousman, Kim Nguyen, Frank Henenlotter, Ryuhei Kitamura, Bill Plympton, Yoshihiro Nishimura, Jaume Balaguero, Yam Laranas, Lucky McKee, Ching Siu-Tung, Charles Burns, Oxide Pang, Won Sin-yeon, Jim Isaac, Tak Sakaguchi, Stuart Gordon, David Blyth, Takashi Miike, Daniel Myrick, Studio 4°C, Dario Argento et ô combien d’autres. Lisez les pages qui suivent avec attention, il y a une foule de découvertes à faire.

Puisqu’il y en a plusieurs en 2008, jetons un coup d’œil à nos blocs : PLAYBACK IN BLACK propose un trio de trois productions «d’horreur réalité» diaboliquement efficaces provenant de la Corée du Sud, des Etats-Unis et de l’Espagne. ANIMATED AUTEUR VISIONS rend hommage aux œuvres d’animation excentriques et personnelles. Préparez-vous à être émerveillés ! La scène du cinéma d’horreur américain, qui, sauf exception, est devenue dans les dernières années synonyme avec monotonie, est soudainement redevenue diablement terrifiante. Voilà pourquoi nous avons rassemblé plusieurs audacieuses productions américaines dans un bloc intitulé BLOODY RADICAL : UNCONVENTIONNAL AMERICAN HORROR. DOCUMENTARIES FROM THE EDGE revient avec une série de documentaires gravitant autour du thème de l’obsession, explorant une gamme de sujets divers, allant des fanatiques de la chanteuse Tiffany aux personnes ayant une dépendance destructrice aux jeux vidéo, en passant par la communauté fétichiste néo-zélandaise ! Du côté des rétrospectives, nous avons un bloc intitulé NO BORDERS NO LIMITS : 1960s NIKKATSU ACTION CINEMA, qui dévoile en rares copies 35mm un trio de brillants films de crime japonais n’ayant jamais été présentés au Canada. Ils vont faire exploser votre rétine.

Il y a plusieurs années, Fantasia a été l’un des premiers endroits au monde où une audience a eu la chair de poule à cause d’un film d’horreur thaïlandais connu sous le nom de SHUTTER. Ses jeunes co-réalisateurs, Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, sont par la suite devenus des légendes et cette année, Fantasia leur rendra un hommage mérité avec la première internationale de 4BIA et les débuts montréalais de très attendu ALONE.

Et tout ça ne fait que toucher la surface de ce que nous avons pour vous. Une armée de réalisateurs internationaux seront en ville, des surprises spéciales seront annoncées tout au long du festival et vous pourrez danser dans le Hall dans grâce aux performances live des DJs de CJLO Underground. Préparez-vous à passer trois semaines à des kilomètres de l’ordinaire. Montréal va bientôt exploser.

Au nom de toute l’équipe du Festival Fantasia,
Mitch Davis
Co-Directeur de la Programmation Internationale

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EUROPEAN & NORTH-SOUTH AMERICAN HIGHLIGHTS:


SPOTLIGHT: BLOODY RADICAL - UNCONVETIONAL AMERICAN HORROR
Il fut un temps où les films d’horreur américains étaient des monstres d’ingéniosité, d’audace et de bravoure. Toujours prêts à prendre des risques et à témoigner de la politique contemporaine, ils provoquaient leur audience en plus de les terroriser. Dans les dernières années, la majorité des films d’horreur américains – du moins ceux que l’on retrouve dans les multiplexes – s’avère, dans la plupart des cas, génériques et sans ambition et s’adressent au plus petit dénominateur commun. Pourtant, les sorties récentes de films comme THE MIST et MULBERRY STREET démontrent que les temps ont changé et qu’un retour aux sources, pour ne pas dire une véritable renaissance, a lieu. Le cinéma d’horreur américain retrouve enfin sa gloire et sa renommée. Cette année, nous avons rassemblé en un bloc une série de huit films de genres américains audacieux qui déchireront votre rétine. Du sanglant opéra rock REPO! au troublant regard subversif sur la religion de FROM WITHIN, en passant par le drame surnaturel THE OBJECTIVE qui se déroule dans le désert afghan en Novembre 2001, ce bloc renouera votre confiance en le rouge (sanglant), blanc et bleu. Vous serez parmi les premiers à assister au début d’un nouveau chapitre de l’horreur américaine.

ALL THE BOYS LOVE MANDY LANE (États-Unis) Réal : Jonathan Levine - Première montréalaise
Une réappropriation provocante des thèmes du slasher traditionnel. MANDY est la sœur meurtrière de VIRGIN SUICIDES avec ses dialogues tranchant comme le rasoir, ses nombreux moments de tension, sa violence lacérante et sa direction photo criarde. Le film propose également un éloquent et sombre discours sur l’objectification chez les adolescents.

BABYSITTER WANTED* (États-Unis) Réal : Jonas Barnes et Michael Manasseri - Première canadienne en présence de Michael Manasseri.
Une jeune fille prude, un enfant à garder dans une baraque située au milieu de nulle part, des appels anonymes en pleine nuit et un sosie de Michael Myers dans les parages. Tout cela semble familier ? Détrompez-vous ! Bien qu’il reprenne tous les éléments du slasher américain, ce film n’hésite pas à changer soudainement de prémisse, entraînant ainsi son récit dans une direction tout à fait inattendue. Diaboliquement drôle et bénéficiant d’une excellente distribution d’acteurs, BABYSITTER WANTED apporte un souffle d’originalité à un sous-genre souvent critiqué pour sa redondance.

BAD BIOLOGY* (États-Unis) Réal : Frank Henenlotter - Première canadienne en présence de Frank Henenlotter et R.A. Thorburn.
Le notable retour à l’écran de Frank Henenlotter, la légende des films de minuit, est une fantaisie délirante sur photographe fétichiste avec une insatiable libido et un métabolisme mutant qui lui cause plusieurs problèmes sanglants. Préparez-vous au film le plus cinglé d’Henenlotter ! Co-scénarisé par le rappeur R.A. Thorburn (R .A. The Rugged Man), un admirateur de longue date du cinéaste. Vous comprendrez pourquoi Henenlotter est l’un des réalisateurs favoris de John Water.

FROM WITHIN (États-Unis) Réal : Phedon Papamichael – Première internationale
Une mystérieuse vague de suicide frappe une petite ville religieuse dans ce dérangeant thriller réalisé par le célèbre directeur de photographie Phedon Papamichael (WALK THE LINE, 3 :10 TO YUMA). FROM WITHIN prouve que l’extrémisme religieux peut se montrer aussi terrifiant qu’une entité surnaturelle. Papamichael a réalisé un film subversif et radical avec l’aide d’une distribution branchée incluant Thomas Decker, Elizabeth Rice et Rumer Willis !

MIDNIGHT MEAT TRAIN* (États-Unis) Réal : Ryuhei Kitamura - Première mondiale en présence de Ryuhei Kitamura.
Le premier film américain du réalisateur Ryuhei Kitamura (VERSUS/ ARAGAMI) est une explosive et visuellement magnifique adaptation de l’une des nouvelles les plus célèbres de Clive Barker. Nul autre que Vinnie Jones offre une performance d’une rare intensité en interprétant un être maléfique qui règne en maître sur le système de métro new-yorkais. Barker lui-même adore le film, ce qui est plutôt rare de la part d’un écrivain aussi perfectionniste. L’un des films d’horreur les plus attendus de l’année, il ne faut le manquer sous aucun prétexte.

THE OBJECTIVE (États-Unis) Réal : Daniel Myrick – Première canadienne
Envoyé en mission secrète dans le désert afghan, un agent de la CIA découvre avec stupeur qu’une entité sinistre et puissante se cache sous le sable. Neuf ans après l’incontournable THE BLAIR WITH PROJECT, Daniel Myrick revient en force avec l’un des drames fantastiques les plus importants de l’année. Tout en en nous plongeant un opaque et terrifiant climat de mystère, le réalisateur propose une éloquente critique du conflit en Afghanistan.

PIG HUNT* (États-Unis) Réal : James Isaac – Première mondiale en présence de James Isaac.
Le réalisateur de JASON X et le directeur artistique de CHILDREN OF MEN s’allient pour une orgie d’horreur et d’action produite entièrement en-dehors du système hollywoodien. C’est un film de cochon tueur. C’est un film de motards psychotiques. C’est un film de citadins pris dans l’enfer des rednecks. C’est PIG HUNT bébé, et c’est probablement le film d’horreur américain le plus endiablé de l’année ! À voir pour la performance désaxée de Les Claypool du groupe Primus qui s’est brisé un doigt lors d’une prise tout en demeurant en personnage.

REPO! THE GENETIC OPERA* (États-Unis) Réal : Darren Lynn Bousman - Première mondiale en présence de Darren Lynn Bousman.
Nous sommes délirants à l’idée de présenter en première mondiale la création férocement originale de Darren Lynn Bousman (SAW II à IV), un film mettant en vedette Anthony Stewart Head, Alexa Vega, Bill Moseley, Paris Hilton, Sarah Brightman, Paul Sorvino et Nivek Ogre de Skinny Puppy ! Basée sur la pièce du même nom, REPO! est une comédie musicale de rock industriel entièrement chantée se déroulant dans un monde futuriste néo-gothique de chair, sang et cuir. L’entreprise tient la route puisque ses créateurs connaissent bien l’opéra et focalisent sur les personnages plutôt sur les éléments choquants et étranges (mais vous serez néanmoins rassasiés). Vous n’avez jamais rien vu de semblable !

SPOTLIGHT: PLAYBACK IN BLACK
Avec des productions récentes comme CLOVERFIELD, DIARY OF THE DEAD, AUGUST UNDERGROUND’S PENANCE et THE POUGHKEEPSIE TAPES, on remarque que l’esthétique du cinéma-vérité que l’on retrouve dans des films comme C’EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS et, bien sûr, THE BLAIR WITH PROJECT, a évolué au point de devenir un véritable sous-genre. Un préjugé veut que ce cycle inclue majoritairement des films indépendants américains. Il s’agit en fait d’un inspirant phénomène à l’ampleur internationale que ce bloc célèbre avec enthousiasme. Vous trouverez ici un trio diabolique de cauchemars-vérités provenant d’Espagne, des Etats-Unis et de la Corée du Sud. Ces œuvres vont complètement changer toutes perspectives que vous pouviez avoir sur ce style narratif, Aucun des trois films ne se ressemblent au niveau du concept, de l’intention ou du ton. Leur point commun ? Ils vont hanter votre mémoire pendant très, très longtemps. Avancez avec prudence et un esprit ouvert. Le chemin que vous vous apprêtez à prendre est particulièrement dangereux.

[REC] (Espagne) Réal : Jaume Balagueró et Paco Plaza – Première nord-américaine
Depuis sa sortie au Festival de Venise l’année dernière, ce film de zombies tourné en temps réel a obtenu le titre de film le plus terrifiant de la décennie. Nous sommes heureux d’annoncer qu’il tient magnifiquement à sa réputation ! Un remake américain produit par Sony Picture prendra l’affiche en octobre et nous sommes fiers d’offrir à notre audience la chance de voir l’original sur grand écran pour la première fois en Amérique du Nord. Préparez-vous à crier ! Récipiendaire de deux Goyas et de plusieurs prix dans divers festivals internationaux.

THE BUTCHER (Corée du Sud) Réal : Kim Jin-won – Première canadienne
THE BUTCHER a été tourné entièrement en-dehors du système des studios, quelque chose de très rare en Corée du Nord. Raconté entièrement du point de vue de deux caméras vidéo, donnant ainsi la perspective des victimes et leurs agresseurs, ce film jette ses spectateurs au cœur du chaos et de la mort. Un groupe de personnes ont été enlevés et gisent dans leur sang. Près d’eux, des producteurs de films snuff discutent de leur projet… Plus près du mockumentaire que d’HOSTEL, THE BUTCHER et son esthétique anti-cinématographique s’attaque à l’audience ainsi qu’à l’industrie coréenne.

HOME MOVIE* (États-Unis) Réal : Christopher Denham – Première mondiale en présence de Andrew van den Houten.
Des parents documentant le comportement de leurs enfants découvrent avec stupeur que ces derniers possèdent un tempérament cruel qui empire de jour en jour. L’entrée la plus mature et la plus provocante de la vague d’ « horreur-réalité », HOME MOVIE dépeint le quotidien troublé de la famille américaine idéale en dévoilant ses côtés les plus sombres. Férocement brillant et terrifiant, cette production indépendante rappelle le cycle de films d’horreur des années 70 qui déconstruisait de façon horrifique le noyau familial. Un terrifiant chef d’œuvre provenant d’un talent à surveiller, ce film vous paralysera.

SPOTLIGHT: ANIMATED AUTEUR VISIONS
La présence de WALTZ WITH BASHIR dans la compétition du Festival de Cannes cette année souligne l’importance désormais accordée aux films d’animation s’adressant à un public adulte. Cette reconnaissance se confirme également avec le succès mondial d’œuvres matures comme INNOCENCE et PERSEPOLIS, preuve indéniable que les cinéphiles désirent découvrir des visions nouvelles du dessin animé qui, en plus de se distancier drastiquement des productions de Pixar et Dreamworks, n’ont rien à envier aux autres genres cinématographiques. Avec Animated Auteur Visions, le festival Fantasia célèbre « le langage des lignes » en regroupant quatre chefs d’œuvre réalisés par certains des plus grands artistes visuels de l’heure. En plongeant dans leur univers respectif, des ailes d’ange pousseront à votre dos, vous vivrez les séquelles de l’apocalypse atomique et vous aurez soudainement peur du noir.

FROM INSIDE (États-Unis) Réal : John Bergin – Première mondiale
L’apocalypse atomique a finalement eu lieu et notre monde n’est plus qu’une terre brûlée. À bord d’un train traversant inlassablement cette dévastation, une femme enceinte porte en elle le dernier espoir de l’humanité. Du bédéiste et musicien John Bergin arrive une vision cauchemardesque du futur. Ce premier film à l’animation somptueuse qui rappelle L’HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES laissera une trace indélébile chez ses spectateurs.

GENIUS PARTY (Japon) Réal : Atsuko Fukushima, Shoji Kawamori, Shinji Kimura, Yoji Fukuyama, Hideki Futamura, Masaaki Yuasa, Shinichiro Watanabe - Première montréalaise
Le Studio 4°C a fait le bonheur des cinéphiles montréalais avec des œuvres comme MIND GAME et TEKKON KINKREET et les nombreux prix acquis à Fantasia en témoignent. Ils nous reviennent cette année avec une compilation de sept courts métrages animés provenant de l’imagination déjantée de quelques-uns des plus beaux talents nippons du domaine de l’animation.

IDIOTS AND ANGELS* (États-Unis) Réal : Bill Plympton – Première canadienne en présence de Bill Plympton.
Après HAIR HIGH, un projet de grande envergure, Bill Plympton prend la direction opposée en retrouvant l’esthétique sobre de ses courts métrages. Poétique, vilain et bizarrement clément envers la misanthropie, IDIOTS AND ANGELS suit les exploits d’un marchand d’armes se réveillant un matin avec des ailes vissées à son dos. Voici Plympton à son plus pur, sans aucun dialogue, peu de personnages et une imagination débordante.

PEUR(S) DU NOIR (France) Réal : Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre Di Sciullo, Lorenzo Mattotti et Richard McGuire – Première canadienne
Cet omnibus animé de récits d’horreur rassemble les esprits visionnaires de six artistes graphiques et animateurs : les Français Blutch, Marie Caillou et Pierre di Sciullo, l’Italien Lorenzo Mattotti et les Américains Charles Burns et Richard McGuire. Chaque artiste a travaillé avec une liberté créative totale pour mettre en image leur interprétation de « la peur du noir. » Un joyau pour les amateurs d’animation, de bandes dessinées contemporaines et de visions lugubres du macabre.

SPOTLIGHT: DOCUMENTARIES FROM THE EDGE : OBSESSIVE BEHAVIORS
Suite au succès des documentaires présentés à Fantasia depuis ses débuts, le festival a créé l’année dernière un bloc consacré entièrement à ce genre cinématographique. Le public ayant répondu avec enthousiasme, l’initiative sera désormais une récurrence pour les éditions à venir. Cette année, les films présentés dans le cadre de DOCUMENTARIES FROM THE EDGE traitent de sujets forts différents, allant du Bigfoot à la chanteuse Tiffany, mais gravitent tous autour du thème de l’obsession. Elle se présente ici sous toutes ses formes : dans sa gloire (SPINE TINGLER !), sa décandence (SECOND SKIN, I THINK WE’RE ALONE NOW), ses croyances en l’impossible (le bloc CRYPTOZOOLOGIE) et ses fantasmes (le bloc LEATHER AND FLESH). Partez à la découverte des côtés sombres qui nous habitent tous.

CRYPTOZOOLOGIE
À une époque où notre planète ne semble plus avoir de secret aux yeux de la science, il s’avère stupéfiant de constater que certaines personnes croient à l’existence de monstres considérés comme imaginaires. Les deux documentaires formant le bloc CRYPTOZOOLOGIE posent un regard singulier et complémentaire sur ce phénomène fascinant.

NOT YOUR TYPICAL BIGFOOT MOVIE (États-Unis) Réal : Jay Delaney – Première canadienne
Amis depuis toujours, Dallas Gilbert et Wayne Burton habitent Portsmouth en Ohio, consacrent tout leur temps libre à arpenter sans relâche la forêt locale. Ces boisés, selon eux, abritent plusieurs bigfoots. Ils en ont vu à maintes occasions et possèdent plus de 150 photographies pour confirmer leurs dires. Leur quête de gloire et de fortune les pousse à convaincre un spécialiste en sasquatchs d’assister à leurs recherches. Un portrait drôle et émouvant de deux hommes inoubliables prêts à tout pour réaliser leurs rêves.

LA BÊTE DU LAC* (Canada) Réal : Nicolas Renaud – En présence Éric Bilodeau.
De vieilles légendes amérindiennes prétendent que le lac Pohénégamook en Québec cache sous ses eaux un gigantesque poisson. Plusieurs habitants de la région du Témiscouata affirment encore aujourd’hui avoir aperçu la créature. En interrogeant divers témoins, dont un sceptique endurci, et en remontant à la source du mythe, Nicolas Renaud interpelle cette fascination universelle envers les monstres. À la fois enquête sur le paranormal et réflexion sur l’imaginaire collectif, ce documentaire captive par sa poésie digne des meilleurs conteurs d’ici et ses hypnotiques images de fonds aquatiques.

I THINK WE’RE ALONE NOW* (États-Unis) Réal : Sean Donnelly – Première montréalaise en présence de Sean Donelly.
Un film sur les maniaques de Tiffany ! Pendant deux semaine en 1987, la chanteuse pop Tiffany est demeurée au sommet des palmarès avec une reprise de « I Think We’re Alone Now. » 21 ans plus tard, il reste encore quelques fans obsédés de la star d’un jour. Hilarant et ultimement tragique, ce documentaire nous entraîne dans les univers de deux d’entre eux : Jeff Turner, un éternel célibataire de 50 ans, et Kelly McCormick, un hermaphrodite dans la trentaine. Rappelant le travail d’Errol Morris, I THINK […] débute en étant hystériquement drôle pour ensuite devenir une représention compatissante de la désillusion et de la solitude.

LEATHER & FLESH: LES DOCUMENTAIRES DE DAVID BLYTH
Connu principalement pour avoir réalisé le désormais culte DEATH WARMED UP, le cinéaste néo-zélandais David Blyth sera de passage à Fantasia pour présenter deux documentaires traitant d’un thème présent dans l’ensemble de sa filmographie: le fétichisme.

TRANSFIGURED NIGHTS* (Nouvelle-Zélande) Réal: David Blyth – Première nord-américaine en présence de David Blyth.
En présence de David Blyth Par le biais de webcams, Blyth a capturé les confessions d’internautes partageant la même obsession : dissimuler leur corps derrière un masque de latex. Ces témoignages s’avèrent bouleversants par leur honnêteté et leur franchise. Présenté au Festival de Cannes en 2007, ce documentaire pousse les limites de l’ouverture d’esprit en démasquant l’un des tabous de la sexualité alternative.

BOUND FOR PLEASURE* (Nouvelle-Zélande) Réal: David Blyth – Première canadienne en présence de David Blyth.
Ce documentaire s’intéresse à l’aspect industriel du fétichisme en nous présentant des dominatrices pratiquant un métier plutôt qu’une perversion. En plus de partager leurs réflexions sur les fantasms de leurs clients, elles nous invitent au coeur de leur dongeon pour assister à certaines séances de sadomasochisme,

SECOND SKIN * (États-Unis) Réal: Juan Carlos Pineiro-Escoriaza – Première montréalaise en présence de Victor Pineiro et Juan Carlos Pineiro-Escoriaza.
Pourquoi certaines personnes passent-elles tant d’heures par jour sur des plateformes virtuelles ? SECOND SKIN va à la rencontre des accros de jeux vidéos en ligne et fait lumière sur un véritable mode de vie. Dans le monde de World of Warcraft, des amitiés se tissent, des couples se forment et certains joueurs sombrent dans une dépendance semblable à l’alcoolisme. Tragique, touchant, drôle et profondément humain, il s’agit sans aucun doute de l’un des meilleurs documentaires de l’année.

D’AUTRES FILMS À NE PAS MANQUER

LA ANTENA (Argentine) Réal : Esteban Sapir – Première canadienne
Le diabolique M. TV a plongé une ville sans nom dans le silence en retirant à ses habitants la capacité de parler. Tourné dans un somptueux noir et blanc, ce splendide hommage au cinéma de George Méliès et Fritz Lang satirise avec brio l’obscurantisme imposée par les dictatures.

BEFORE THE FALL (Espagne) Réal : F. Javier Gutiérrez – Première nord-américaine
« Que feriez-vous si le monde allait cesser d’exister dans 72 heures ? » Nous sommes fiers de présenter la première nord-américaine de ce thriller apocalyptique ayant figuré plus tôt cette année au Festival de Berlin. BEFORE THE FALL est à la fois western moderne, drame sur la société qui s’effondre et thriller mettant en scène un tueur en série, le tout opérant avec une approche minimaliste qui refuse de tomber dans le tape-à-l’œil. Produit en partie par Green Moon Productions, la boîte d’Antonio Banderas.

LA CRÈME (France) Réal: Reynald Bertrand – Première montréalaise
Père de famille au chômage, François reçoit pour Noël un pot de crème qui va changer sa vie. Lorsqu’il applique la substance à son visage, son entourage voit soudainement en lui une vedette. Quoi de mieux pour se hisser dans les hautes sphères de la société ? Dans l’esprit des premiers films de Woody Allen, cette hilarante comédie fantaisiste se moque malicieusement de notre obsession pour la célébrité.

DANCE OF THE DEAD (États-Unis) Réal : Gregg Bishop – Première canadienne
Au bal des finissants, assurez-vous d’être habillé convenablement, d’avoir loué la limousine et de posséder suffisamment d’armes pour éliminer les morts-vivants ! Un énorme succès à Slamdance, cette comédie imagine comment réagiraient les personnages créés par John Hughes s’ils étaient assaillis par des zombies. Hilarant et bénéficiant d’un gore furieux, il s’agit de l’une des meilleures parodies d’horreur depuis SHAUN OF THE DEAD.

THE ECHO* (États-Unis) Réal : Yam Laranas – Première mondiale en présence de Yam Laranas.
Il y a quelques années, Fantasia a été le premier festival au pays a présenté le drame fantastique SIGSAW du Philippin Yam Laranas. Cette année, nous sommes fiers d’être le premier festival au monde a présenté le remake américain réalisé par Laranas lui-même et produit par nul autre que Roy Lee (THE DEPARTED, THE RING, THE GRUDGE). Le film de Laranas apporte une tournure unique au thème du fantôme asiatique en situant l’horreur non pas dans la technologie, ni même dans les esprits, mais plutôt la violence quotidienne que l’on rencontre couramment dans une grosse ville américaine.

THE END * (Canada) Réal: Jeremy Thomas – Première montréalaise en présence de Jeremy Thomas.
Depuis que des visions lui ont permis de sauver une jeune fille de la noyade, un professeur de littérature ne peut ignorer l’impression que son destin suit une logique préétablie. Lorsqu’une policière fait appel à ses dons pour capturer un tueur en série, il accepte sans se douter que ses doutes s’apprêtent à se confirmer. Cet audacieux premier film est sans aucun doute le film le plus original de l’année. Véritable soucoupe volante flottant au-dessus du paysage des productions DIY, le réalisateur n’hésite pas à briser toutes conventions narratives en nous entraînant dans une zone délirante située aux frontières du cinéma expérimental.
FLICK* (Angleterre) Réal : David Howard - Première nord-américaine en présence de David Howard et Rik Hall.
Une rocambolesque comédie de zombies mettant en vedette Faye Dunaway ? Tout à fait ! Vous n’avez jamais rien vu comme FLICK, un hommage coloré aux séries des années 50 avec une tournure tragicomique sur le mythe du mort-vivant et, surtout, le courage de donner à la légendaire actrice le rôle d’une policière au bras amputé. Dans le Wales des années 50, un jeune homme solitaire est assassiné pour avoir courtisé la copine d’un criminel. Dans l’Angleterre d’aujourd’hui, il revient des morts pour retrouver son amour et se venger de ceux lui ont fait du tort.

ISLAND OF LOST SOULS (Danemark) Réal: Nikolaj Arcel – Première montréalaise
Même s’il s’adresse principalement à un jeune public, ce conte racontant le combat entre trois enfants et un cruel magicien immortel saura plaire à toute la famille. Avec son délicieux penchant pour l’autodérision et quelques scènes à faire frémir, il s’agit d’une oeuvre fort divertissante qui s’avère beaucoup plus mature qu’elle ne le laisse paraître. Si les analogies avec HARRY POTTER sautent aux yeux, ce film danois l’emporte sur la série hollywoodienne par son humour noir et la présence d’un épouvantail particulièrement terrifiant.

JACK BROOKS MONSTER SLAYER* (Canada) Réal : Jon Knautz – Première montréalaise en présence de Trevor Matthews, Patrick White, Matt Brulotte et David Scott.
Le plombier Jack Brooks ne peut gérer sa colère. Heureusement pour lui, il va trouver la cible idéale pour se défouler lorsqu’il se voit dans l’obligation de défendre ses collègues de classe de l’attaque de créatures sanguinaire. JACK BROOKS a tout ce que l’on veut voir dans un film de monstres : un anti-héros mémorable, des personnages secondaires hilarants, des effets juteux et Robert Englund donnant l’une des meilleures performances de sa carrière. Ce film a amassé les éloges de la foule partout à travers le monde.

LADY BLOOD (France) Réal: Jean-Marc Vincent – Première mondiale
La quiétude de Yanka, l’héroïne de BABY BLOOD, se brise le jour où un cadavre sadiquement déchiqueté est retrouvé dans son entourage. L’horrible monstre qu’elle a mis au monde il y a si longtemps semble de retour. S’il la cherche, c’est qu’il a décidé de se reproduire… Cette suite au surréaliste classique d’Alain Rovak retrouve son personnage central et le plonge à nouveau dans un sanglant cauchemar. Le film met en vedette Philippe Nahon, l’icône qui a terrifié le public de Fantasia avec son inoubliable performance dans HAUTE TENSION en 2004.

LET THE RIGHT ONE IN (Suède) Réal : Tomas Alfredson – Première canadienne
Un classique instantané, ce brillant film scandinave sur la relation entre un garçon de 12 ans et une jeune vampire est sans aucun doute le plus grand film de vampire réalisé depuis NEAR DARK. Subversif et choquant, onirique et touchant, hypnotique et horrifique, il suit les règles traditionnelles de la mythologie vampirique, les situe dans un contexte moderne et résulte avec une mystérieuse histoire d’amour explorant les côtés sombres de l’aliénation adolescente. Un chef d’œuvre ayant remporté un prix majeur au Festival de Tribeca.

THE MOTHER OF TEARS* (Italie) Réal : Dario Argento – Première montréalaise en présence de Coralina Cataldi-Tassoni.
En 1977, nous avions SUSPIRIA. En 1980, nous eûmes droit à INFERNO. À présent, nous avons MOTHER OF TEARS. Après vingt-sept longues années d’attente, Dario Argento termine enfin sa trilogie! Un retour immensément attendu, il va sans dire. Le grand maître du cauchemar aux couleurs de sucre candi remet ça, mélangeant avec les styles visuels de 77 et 80 ses explorations plus récentes du côté obscur de la sexualité. Une ambitieuse catharsis mettant en vedette Asia Argento et Coralina Cataldi-Tassoni.

RULE OF THREE* (États-Unis) Réal : Eric Shapiro - Première mondiale en présence de Eric Shapiro et Rhoda Jordan.
Ce captivant premier film réalisé par l’auteur Eric Shapiro (DAYS OF ALLISON) se déroule dans la même chambre de motel, mais en suivant trois temporalités différentes. Un père consumé par la panique depuis la disparition de sa fille revisite les lieux où elle a été vue la dernière fois. Le temps bascule dans le passé, puis dans le présent, dévoilant une bouleversante chaîne d’événement qui vous fera ronger les ongles jusqu’au sang. Shapiro signe une œuvre captivante que l’on pourrait comparer aux filmographies de PT Anderson, James Foley et Steven Soderbergh. Phénoménal.

THE SUBSTITUTE (Danemark) Réal : Ole Bornedal – Première nord-américaine
Les rumeurs se promenant dans les couloirs d’une école primaire sont fondées : la nouvelle enseignante est bel et bien une extra-terrestre provenant du fond de l’espace ! Contre toute attente, le réalisateur de NIGHTWATCH et I AM DINA délaisse le drame psychologique pour réaliser une comédie familiale. Il relève le défi haut la main avec une histoire de science-fiction drôle teintée d’humour noir et mettant en vedette la grande comédie Paprika Steen dans le rôle principal.

TIMECRIMES (Espagne) Réal : Nacho Vigalondo – Première canadienne
Poursuivi par un inconnu au visage bandé, un voyeur se réfugie dans une machine à voyager dans le temps et revient dans le passé… une heure plus tôt. Ce thriller au scénario bien ficelé vous gardera en haleine grâce à sa succession d’imprévisibles surprises. Ayant récolté éloges et prix dans les plus grands festivals de genres, ce premier film dévoile l’un des talents les plus prometteur du cinéma fantastique.

TRAILER PARK OF TERROR* (États-Unis) Réal : Steven Goldmann – Première canadienne en présence de Stephen Goldmann.
Vivre dans une roulotte est déjà pathétique, mais pour Norma, c’est pratiquement invivable puisqu’elle est morte-vivante. Régner sur un terrain de roulottes n’a rien d’amusant lorsqu’on a des rednecks zombies comme compagnon. Heureusement pour Norma et son équipe de cadavres, un autobus rempli d’étudiants délinquants accompagné de leur pasteur vient d’arriver en ville. Rencontre entre les EC Comics, NIGHTMARE ON ELM STREET, 2000 MANIACS et les invités les plus étranges de Jerry Springer, cette comédie d’horreur bien gore signé par l’ancien Montréalais Steven Goldmann a connu un grand succès à Slamdance l’année dernière.

TRUFFE * (Canada) Réal: Kim Nguyen – Film d’ouverture et Première mondiale, en présence de Kim Nguyen, Céline Bonnier, Pierre Lebeau, Jean-Nicolas Verreault et Michèle Richard.
Toujours prêt à épauler les productions de genre locaux, le Festival Fantasia est fier de débuter l’édition 2008 avec le nouveau film du réalisateur du MARAIS. À la fois critique mordante de la société de consommation et vision délirante du futur, cette comédie noire met en scène un éventail d’idées fantaisistes digne des premiers films de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro. La distribution inclut plusieurs vedettes du cinéma québécois, dont Roy Dupuis, Céline Bonnier, Pierre Lebeau et Michèle Richard dans un surprenant contre-emploi.

LE TUEUR (France) Réal: Cédric Anger – Première nord-américaine
La veille de Noël, un homme d’affaires découvre qu’un tueur à gage est à ses trousses. Au lieu de contacter la police, il va à l’encontre de son assaillant et lui propose un curieux marché. Cet impressionnant polar inaugure l’arrivée d’un nouveau talent à surveiller. Le co-scénariste du PETIT LIEUTENANT prend les commandes d’un film riche en suspense qui garde le spectateur constamment en état d’alerte. Mariage parfait entre cinéma de genre et vision d’auteur, ce film noir à la mise en scène impeccable élève Cédric Anger au rang des disciples de Jean-Pierre Melville.

TUNNEL RATS (Canada/Allemagne) Réal : Uwe Boll – Première nord-américaine
L’incorrigible Uwe Boll délaisse les adaptations de jeux vidéos pour nous transporter au cœur de la guerre du Viêt-Nam. Avec le récit captivant de soldats envoyés en mission-suicide , il signe une œuvre puissante et sauvage, rien de moins que l’une des visions les plus percutantes de la guerre depuis FLANDRES de Bruno Dumont.

WHO IS KK DOWNEY?* (Canada) Réal : Darren Curtis & Pat Kiely – Première canadienneen présence du Kidnapper Films Team.
Familière aux fans de comédie branchée et de cinéma indépendant montréalais, la talentueuse équipe de Kidnapper Films (les courts THE CHRISTMAS MIRACLE et SHARKBOY, le spectacle live Kidnapper Show) signe ici leur premier film. Quelle réussite ! Inspiré du cas J.T. Leroy, KK s’attaque sauvagement aux intellos prétentieux et au culte de la personnalité qu’ils ont engendré. Ce film a remporté des prix et les applaudissements du public à Cinequest et au Boston Underground Film Festival. Rien de surprenant puisque ce film mordant s’avère absolument hilarant !

Textes ecrit par Todd Brown, Mitch Davis et Simon Laperriere