“A film that gleefully embraces an identity crisis of grand proportions, fusing two of the most incompatible genres imaginable, the venerable romantic comedy and the currently popular torture horror. It works!” — Donato Totaro, OFFSCREEN
Équipe de production
Réalisation: Andreas Schaap
Scénario: Andreas Schaap
Interprètes: Sami Loris, Manon Kahle, Jeff Burrell, Peter Farkas, Enis Rotthoff
Production: Anna Wendt, Fabian Winkelmann
Distribution: Pandastorm Pictures
Description
Nous y sommes, voici le film le plus surprenant que nous avons déniché cette année! C’est une fusion incroyable entre la comédie romantique et l’horreur extrême qui aurait très bien pu être le résultat d’une hypothétique collaboration entre les frères Coen, Takashi Miike et Woody Allen, à l’époque de
MANHATTAN, s’ils avaient décidé de créer quelque chose à mi-chemin entre
FLIRTING WITH DISASTER et
TEXAS CHAINSAW MASSACRE. Tout ça demeure totalement incompatible, mais ça fonctionne. Et brillamment à part ça!
Moins vous en savez, mieux c’est, alors voici quelques bribes désordonnées de l’intrigue : Norman (Sami Loris), un musicien opprimé, tombe follement amoureux de Jennifer (Manon Kahle), une gentille serveuse, à la seconde où il la voit. C’était une seconde avant que l’auto de Jennifer le renverse, le premier d’une série d’incidents quasi fatals dont il sera victime tout au long du film. L’ennui, c’est que Jennifer est coincée dans une relation avec Foxx C. Bigelow (Philipp Rafferty), un acteur télé égocentrique qui semble avoir été conçu dans le même moule que William Shatner à son apogée « trekkienne » (au point où le personnage joue dans une série de science-fiction et entreprend une embarrassante carrière musicale!). Dans une maison isolée, des étrangers qui se sont connus sur internet se réunissent pour s’adonner à un suicide collectif. Cependant, ils ne veulent pas tous mourir. Au moment où le film achève, Norman aura enduré plus de traumatismes physiques que pratiquement n’importe quel personnage de l’histoire du cinéma, un amour pur naîtra, plusieurs auront subi une expérience de mort imminente, d’autres seront tout ce qu’il y a de plus mort et vous ne voudrez jamais plus visiter les États-Unis!
Portrait débile de l’Amérique qu’il faut voir pour croire, ce film tire souvent le tapis sous les pieds de son auditoire en usant de changements de ton si extrêmes qu’on se croirait devant un Sion Sono. Ça commence comme une douce et amusante comédie romantique et ça plonge subitement dans le chaos le plus total. À partir de cet instant, tout peut arriver à tout moment. Sorte de docteur Jekyll et M. Hyde cinématographique,
MUST LOVE DEATH sème l’hilarité et, même s’il semble souvent franchement adorable, soyez assurés que vous serez fréquemment scandalisés. Si le film offre un point de vue un brin biscornu des États-Unis, c’est partiellement dû au fait qu’il est l’œuvre d’un groupe d’Allemands! Oui, le réalisateur Andreas Schaap a créé l’ultime représentation qu’un étranger peut se faire des USA, une vision qui vous laissera un sourire aux lèvres et des cicatrices au cerveau.
—Mitch Davis (traduction Nicolas Archambault)