Description
Dans un endroit insolite situé « hors de la juridiction du Bouddha », comme le dira le savant fou Kyoraku, la Princesse Diablesse part en chasse. Elle traque un couple d’androïdes hors la loi, car l’existence même des androïdes est prohibée par le shogun; mais ces deux-là sont bien pires – une sorte de version cyborg hybride de Bonnie & Clyde sanguinaire et sexuellement dépravée. Ils ont massacré un grand nombre de victimes, mutilé les cadavres et osé dire que c’était « de l’art. » C’est la raison pour laquelle ils doivent être annihilés sur-le-champ. La Princesse est un être légendaire. L’on a inoculé dans son corps cybernétique les âmes de toutes les adolescentes violées et tuées par le duo qu’elle doit maintenant pourchasser sans répit. Cette quantité d’âmes mortes prématurément fait de la Princesse une véritable machine à tuer. Et c’est ici que ça se complique. La Princesse est tellement dangereuse que certains guerriers du shogun souhaitent la détruire eux-mêmes, jurant qu’elle constitue une menace. Néanmoins, elle demeure la seule à pouvoir vaincre les deux androïdes sordides et meurtriers qu’elle traque. De tout ceci résultera un vrai déluge de sang, puis on verra des têtes, des bras et des jambes s’envoler dans tous les azimuts.
Si vous vous étiez délectés de
ONECHANBARA l’an dernier lors de Fantasia, préparez-vous à une dose renouvelée débile et archi-violente de boucherie, de science-fiction et de samouraïs, avec de jeunes lolitas plutôt néfastes.
SAMURAI PRINCESS est un chemin de traverse entre les délires à la
TOKYO GORE POLICE et des classiques du cinéma d’exploitation japonais tels que la série
LONE WOLF AND CUB. D’ailleurs, des plans sont ici directement empruntés à cette dernière source, car on voit l’héroïne entre les deux moitiés d’une tête ouverte comme une noix de coco! C’est le scénariste Kengo Kaji (à qui l’on doit
TGP) qui réalise son premier long métrage. Yoshi Nishimura, génie des effets spéciaux de
TGP et aussi de
MACHINE GIRL, revient mettre sa touche magique dans
SAMURAI PRINCESS et il réussit des prodiges d’inventivité malgré un budget fort mince. Nous n’allons pas révéler toutes les trouvailles cauchemardesques de Nishimura puisque ça gâcherait le plaisir. N’en mentionnons que trois assez charmantes: des seins-grenades, des pieds-tronçonneuses et un pauvre gars qui se fait cogner si fort, si fort, que son squelette tout entier est instantanément expulsé de son corps. Ça, on peut dire que c’est douloureux!
—Rupert Bottenberg (traduction David Pellerin)