Propulsé par Divertissement

English

Midnight Son

Première canadienne

  • Horreur
  • /
  • ÉTATS-UNIS
  • /
  • 2011
  • /
  • 88 min
  • /
  • HD
  • /
  • Anglais
Midnight Son Midnight Son Midnight Son Midnight Son

GAGNANT : Prix spécial du jury, Festival international du film fantastique de Bruxelles 2011

À l'affiche


"Those willing to give this indie a look are in for a treat" — Marina Antunes, QUIET EARTH

Équipe de production

Réalisation: Scott Leberecht
Scénario: Scott Leberecht
Interprètes: Tracey Walter, Arlen Escarpeta, Larry Cedar, Shawn-Caulin Young
Production: Matt Compton
Origine de la copie: Free Lunch Productions

Dans...

Visions du vampirisme   

Évènements Spéciaux:
Visions du vampirisme


Calendar

Description

Jacob, jeune homme dans la mi-vingtaine, souffre d’une forme avancée de photosensibilité depuis un certain nombre d’années. Cette rare maladie de la peau l'empêche de rentrer directement en contact avec la lumière du soleil. S’il court ce risque, son corps est envahi par une douleur insoutenable et se couvre de blessures profondes. Condamné à une existence en retrait, Jacob a adapté son quotidien à sa condition physique. Il vit isolé dans un appartement aux fenêtres calfeutrées, ne sortant que la nuit pour retrouver la tour de bureaux où il travaille comme gardien de sécurité. Artiste à ses heures, son principal passe-temps consiste à peindre des couchers de soleil, un spectacle lui étant interdit. Quant à ses rapports humains, ils se limitent à de brèves conversations obligatoires avec un concierge candide bossant dans le même immeuble que lui et à de futiles échanges avec les clients d’un bar qu’il fréquente. L’un d’entre eux va peut-être le convaincre à abandonner son train de vie morose. Belle et éclatante, Mary, une serveuse fascinée d’histoire de l’art, est l’opposé de Jacob, mais les contraires s’attirent, c’est connu. Tout irait bien pour Jacob si un autre événement n’avait pas récemment chamboulé sa routine. Son corps subit d’étranges transformations. Il souffre d’un appétit insatiable que seul le sang réussit à apaiser. Bientôt, la viande crue ne lui suffit plus. Il lui faut quelque chose de chaud et frais, quelque chose d’humain. Sensibilité au soleil et soif d’hémoglobine, deux symptômes présageant que ce mal qui l’habite pourrait être d’ordre surnaturel. Jacob craint surtout le moment imminent où, perdant contrôle sur lui-même, il attaquera sa première victime et que celle-ci soit Mary.

Tout comme VAMPIRE de Shunji Iwai, également présenté à Fantasia cette année, MIDNIGHT SON propose une relecture intimiste et contemporaine de la figure du vampire. Pour son premier long métrage, Scott Leberecht reprend les thèmes et codes du légendaire roman de Bram Stoker et les actualise avec brio. Le connaisseur s’amusera à retrouver Dracula et Van Helsing adaptés à notre époque tout en se laissant captiver par un émouvant récit psychologique. Car là où MIDNIGHT SON atteint sa cible est dans cette élaboration soignée d’un portrait de protagoniste étranger à lui-même. Difficile de ne pas être sensible aux tourments violents habitant Jacob, pour qui la découverte de l’amour coïncide avec la pulsion de meurtre. Aussi érotique que sanguinolent, MIDNIGHT SON est une romance portée par de magistrales performances d’acteurs qui plaira à tous ceux ne retrouvant pas dans TWILIGHT l’approche mature que le vénérable vampire mérite.

—Simon Laperrière

2010 Sponsors