Awards

Jury Séquences

Nous sommes restés fidèles depuis toujours à cet événement incontournable qui jette constamment son regard vers le futur, sans pause, avec énergie, ambitieux, admirablement convaincu de sa mission. Par ailleurs, Séquences entame cette année ses 60 ans de publication. Six décennies de gros coups et de moins éclatants, de courbatures et de santé impeccable, de débats et de certitudes.

Au diapason de Fantasia, qui marque cette année sa 19e édition, ne cessant de s’ajuster adéquatement à un public de plus en plus adepte de nouveautés. Nouveautés dans la forme, dans la narration, dans l’utilisation de nouveaux formats de tournage. C’est ce qui fait la force de ce festival annuel qui a fini par acquérir ses lettres de noblesse en absorbant de son côté les critiques dits « sérieux », autrefois, plutôt sceptiques, aujourd’hui mordus inconditionnels.

Mais Séquences y a toujours cru. Parce que la revue a toujours opté avec enthousiasme pour un cinéma de tous les possibles, de toutes les tendances, aux formes divergentes, qu’il s’agisse de cinéma d’auteur ou grand public, ce dernier affichant de plus en plus une créativité de tous les instants dans la forme et proposant de subtiles variations dans le fond. L’originalité de Fantasia est d’être resté, malgré le succès grandissant, année après année, humble dans son approche, féroce et innovateur dans sa programmation, avide de présenter un cinéma qui ose et soucieux de mettre de l’avant des cinéastes, la plupart des jeunes, qui remettent en question le confort du statu quo, rejettent tout classicisme déconvenu pour, au contraire, manipuler le regard, le soustraire à des traitements de choc qui, en fin de compte, se transformerons en visions libératrices. À Séquences, nous y croyons pour la simple raison que le cinéma n’est plus tout à fait le même depuis quelque temps.

Le jury-Séquences, composé de l’infatigable Pascal Grenier (alias Johnnie To), de l’éclectique Maxime Labrecque et du non moins perspicace et brillant Guillaume Potvin, président du jury, aura à choisir le film gagnant parmi ceux de la sélection asiatique.

Bon Festival !

Élie Castiel
Rédacteur en chef

Séquences

Guillaume Potvin

Président du jury

Guillaume Potvin

Guillaume Potvin est titulaire d’un certificat en scénarisation cinématographique à l’Université du Québec à Montréal et d’une majeure en études cinématographiques à l’Université de Montréal. Entre ses fonctions à la Cinémathèque québécoise et son poste à la revue Séquences, il rédige actuellement un mémoire de maitrise portant sur les pratiques politico-cinéphiles du Spectacle Theater à Brooklyn.

Pascal Grenier

Pascal Grenier

Diplômé en études cinématographiques de l’Université de Montréal, Pascal Grenier a notamment travaillé pour le festival Fantasia à titre de programmateur pendant quelques anneés. Membre actif de l’Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC), il collabore de façon régulière à la revue Séquences depuis plus de 10 ans. Cinéphage enragé et collectionneur compulsif, il a écrit un blogue cinéma pour le site web du Journal Métro pendant près de 3 ans et en alimente un nouveau sur Le Huffington Post Québec. Il a aussi été sélectionné à quatre reprises pour faire partie d’un jury de la critique internationale (FIPRESCI).

Maxime Labrecque

Maxime Labrecque

Maxime Labrecque est doctorant et chargé de cours au département d’études cinématographiques de l’Université de Montréal. Ses recherches portent principalement sur le phénomène du film choral, dans une perspective intermédiale. Il est membre de l’AQCC et rédacteur pour Séquences et Le Quatre Trois.

Prix AQCC 2015

Présents à plusieurs festivals d’ici et d’ailleurs, les membres de l’AQCC comptent depuis de très nombreuses années sur Fantasia, qu’ils considèrent comme l’une des manifestations cinématographiques les plus importantes de la planète Cinéma montréalaise. L’époque où le cinéma de genre était laissé aux calendes grecques et n’intéressait qu’un petit cercle fermé et souvent même mis à l’écart par une certaine critique est bel et bien révolue. L’épouvante séduit, le cinéma d’horreur est dans les mœurs des sorties-cinéma et dilate nos sens, le sang à l’écran peut produire des sensations inattendues, les effets spéciaux sont devenus de véritables personnages, les robots de l’immense toile blanche s’humanisent de plus en plus, les allégories sociopolitiques et apocalyptiques sont devenus des thèmes de prédilection pour certain « auteurs de genre ». C’est ce qui explique aussi notre ouverture à un cinéma des nations, celui où la dynamique cinématographique ne semble plus avoir de frontières territoriale. La prochaine étape sera sans doute pour le cinéma de genre d’ouvrir ses portes à d’autres minorités, comme par exemple la sexuelle. Le temps nous le dira.

À l’Association, les membres, de plus en plus jeunes, croient mordicus en un cinéma pluriel, s’ouvrant à des possibilités aussi risquées qu’entreprenantes. Les anciennes générations n’ont qu’à bien se tenir. Où elles s’aclimatent au goût du jour tout en préservant ses acquis depuis des années, ou elles périssent. L’AQCC s’affranchit des anciens régimes trop stricts pour épouser des dogmes moins serrés, plus à l’écoute de nouvelles propositions, aussi brillantes que délurées. On le voit en parcourant la saison cinématographique mondiale d’année en année. Et surtout composée de nouveaux jeunes talents qui partagent souvent le même engouement pour le cinéma de genre. Sur ce point, Fantasia est un rendez-vous incoutournable parce qu’il ne se gêne pas pour afficher intentionnellemnt son côté bordélique (et au fond bien contrôlé), son sans-gêne délibéré, son côté bon-enfant, son intransigeance devant les critiques gratuites. En somme, au même titre que les membres de l’Association, tout un chacun se considérant comme étant le meilleur critique, celui par qui la vérité est annoncée, mais au fond affichant un respect sourd pour ses collègues malgré tout.

Pour l’Association québécoise des critiques de cinéma, Fantasia est un oasis plein de fraîcheur, une façon de se libérer, ne serait-ce qu’un peu plus de deux semaines, de ces images insignifiantes qu’on laisse défiler sur l’écran tout au long de l’année.

Si l’expression proverbiale selon laquelle « tous les chemins mènent à Rome » indique un point tournant impossible à éviter, force est de souligner que Fantasia se classe parmi les must inévitables.

Le jury-AQCC, formé cette année de Céline Gobert (24 Images), Jean-Marie Lanlo (Cinéfilic / Séquences – également Président du jury) et André Lavoie (Le Devoir / Mediafilm), aura à choisir le film gagnant parmi ceux de la sélection internationale.

Élie Castiel

AQCC

Jean-Marie Lanlo

Président du jury

Jean-Marie Lanlo

Jean-Marie Lanlo est membre de l’AQCC, rédacteur en chef de cinefilic.com et critique pour la revue Séquences. Adolescent, il aimait Pierrot de fou et Profondo Rosso, Wim Wenders et Terence Fisher, les Cahiers du Cinéma et Mad Movies. Lors de l’ultime émission de Cinefix, pour laquelle il était chroniqueur, il a parlé en trois minutes à la fois de Chaudes adolescentes de Gérard Kikoïne et de Crépuscule à Tokyo de Yasujir Ozu. Ce grand écart cinéphile en témoigne: il considère avec force qu’il y a des bons films (et des mauvais) dans tous les genres (et dans tous les pays). Il n’a jamais aimé les étiquettes ou les jugements a priori. C’est probablement pour cette raison qu’il aime tant Fantasia!

Céline Gobert

Céline Gobert

Céline Gobert est journaliste et critique de cinéma. Diplômée en littérature, elle collabore à la revue 24 images depuis 2012. Cinéphile et amoureuse des films qui dérangent, son panthéon de l’horreur regroupe notamment les cinéastes Lynch, père et fille, Cronenberg, Kubrick, Kiyoshi Kurosawa, Andrea Arnold, ainsi que les démons de Bergman et ceux de Friedkin. Elle voue un culte immodéré à Ripley, Buffy et Clarice Starling.

André Lavoie

André Lavoie

André Lavoie est détenteur d’une maîtrise en études cinématographiques de l’Université de Montréal. Il est critique de cinéma au journal Le Devoir depuis 1998, et collabore à l’agence de presse Mediafilm.ca ainsi qu’au magazine Coup de pouce. Dans le cadre du programme L’ONF à la maison, il anime des échanges entre cinéastes et spectateurs dans diverses Maisons de la culture de Montréal, en plus de siéger au conseil d’administration de l’Association des journalistes indépendants du Québec.

Prix L’Écran Fantastique

L’Écran Fantastique et Fantasia : 10 ans déjà!

Une décennie s’est écoulée depuis la première remise du prix L’Écran Fantastique dans le cadre du festival Fantasia. Tempus fugit.

Oui, le temps passe, mais la mission commune de FanTasia et de L’Écran Fantastique ne change pas. L’objectif a toujours été, et demeure, de présenter le meilleur du cinéma de genre (horreur, fantastique, science-fiction, etc.) que ce soit au grand écran que dans nos pages mensuelles.

L’Écran Fantastique, qui est publié depuis 46 ans, est distribué en Europe et au Québec. Yves Rivard en est le correspondant canadien depuis 2001. Outre ses fonctions générales de critique et de rédacteur au sein de l’équipe, il vise à promouvoir les films de genre produits au Canada et au Québec.

Plusieurs réalisateurs, as des effets spéciaux et films d’ici ont eu la possibilité de faire parler d’eux au fil des ans. Pensons, entre autres, à des productions telles que GINGER SNAPS, ÉTERNELLE, SUR LE SEUIL, 5150 RUE DES ORMES, PONTYPOOL, SAINT-MARTYR-DES-DAMNÉS, THE DARKEST HOURS, THE WILD HUNT, UNDER THE SCARES, LA REINE ROUGE, THANATAMORPHOSE, DRAGONS 3D, DISCOPATHE et plus récemment LE SCAPHANDRIER. TURBO KID ne saurait tarder.

Récompenser l’excellence

Le prix L’Écran Fantastique vise à récompenser un long-métrage de genre, récemment produit et présenté dans le cadre du Festival, faisant preuve d’imagination, d’originalité dans le traitement ou de grande ambition en termes de spectacle.

Il comprend habituellement un reportage de 2 à 4 pages à paraître dans une édition prochaine (avec mention du titre honorifique attribué dans le cadre de Fantasia dans l’article) et d’une page de publicité gratuite lors de la sortie du film en salle en France.

Longue vie à Fantasia!

Et maintenant, place au grand écran et aux centaines de longs et courts métrages qui visent à intriguer, séduire, terrifier, et même à faire rire ou rêver! Que les lumières s’éteignent, que le plaisir commence !

Tableau d’honneur

La liste des films récompensés se détaille comme suit :

  • 2005 Survive Style 5+
  • 2006 Behind the Mask : The Rise of Leslie Vernon
  • 2007 Right at Your Door
  • 2008 The Substitute
  • 2009 Paco & The Magical Book
  • 2010 Tears for Sale
  • 2011 Detention
  • 2012 Blood-C : The Last Dark
  • 2013 You’re Next
  • 2014 Predestination
Yves Rivard

Yves Rivard

neoclassik AT videotron DOT ca

L'écran fantastique

The Barry Convex Award for Best Canadian FeatureAdministered by Spectacular Optical, with support from the Paul A. Ray Memorial Fund

Barry ConvexSpectacular Optical returns to the Fantasia International Film Festival to present the first-ever Barry Convex Award, a new prize available to all Canadian genre features and co-productions making their Canadian premiere at the festival. Spectacular Optical, which started as the Fantasia International Film Festival’s online web journal, was reinvented as an independent small-press publisher of film and pop-culture books in 2014 with Kid Power!, and returns to the festival this year for the launch of its latest book, Satanic Panic: Pop-Cultural Paranoia in the 1980s. The Fantasia International Film Festival is hosting Spectacular Optical’s presentation of this award.

Why Barry Convex? Named after the head of the fictional company Spectacular Optical in David Cronenberg’s Videodrome (1984) as played by iconic character actor Les Carlson, Barry Convex understood the transformative power of dark and dangerous imagery. In this robust new era of Canadian genre film, the subversive potential of Canadian cinema is now being appreciated in ways it wasn’t during the initial tax-shelter era that produced VIDEODROME. And it’s time to recognize that.

The film selected for the Barry Convex Award will receive a physical award featuring artwork by renowned Canadian genre artist Gary Pullin, as well as $1,000 cash courtesy of the Paul A. Ray Memorial Fund.

A lifelong genre fan (and the father of Spectacular Optical’s owner and editor-in-chief Kier-La Janisse), Paul A. Ray passed away in 2014, within months of the passing of Les Carlson. This award is dedicated to their memory.

Kier-La Janisse

Kier-La Janisse

Kier-La Janisse is a film writer and programmer based in Toronto. She is the owner and editor-in-chief of Spectacular Optical, founder of The Miskatonic Institute of Horror Studies, co-founder of Montreal microcinema Blue Sunshine and is the author of A Violent Professional: The Films of Luciano Rossi (FAB Press, 2007) and House of Psychotic Women: An Autobiographical Topography of Female Neurosis in Horror and Exploitation Films (FAB Press, 2012). She co-edited Kid Power! (2014) and Satanic Panic: Pop-Cultural Paranoia in the 1980s (2015) with Paul Corupe.

Paul Corupe

Paul Corupe

Since 1999, Paul Corupe has shared his passion for Canada’s film history at Canuxploitation.com, a site recognized as the essential source for uncovering the forgotten films of Canada’s past. He regularly writes about genre film and Canadian cinema in publications including Rue Morgue magazine and Take One: Film and Television in Canada. He has appeared in several documentaries about Canadian film and scripted episodes of Bravo’s ON SCREEN! television series.

Sponsors