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Marshland ("La isla mínima")

Première Québécoise
  • Espagne
  • 2014
  • 104 mins
  • DCP
  • Espagnol
  • Anglais / Français (sous-titres)
Projections distinctes avec sous-titres français (24 juillet ) et anglais (3 août )

Gagnant de 10 prix Goya (2015), incluant Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario original, Meilleur acteur, Meilleure nouvelle actrice, Meilleure direction photo, Meilleur montage et Meilleure musique

Sélection officielle, Festival international du film de San Sebastián 2014
Sélection officielle, Festival international du film de Jeonju 2015

“This superbly crafted, richly textured thriller is one of the strongest Spanish films of the year” – Jonathan Holland, HOLLYWOOD REPORTER

“(A) satisfyingly atmospheric neo-noir… steeped in a brooding transitional world of distrust and perversion” – Jay Weissberg, VARIETY

Marshland from eric lavoie on Vimeo.


Espagne, 1980, quelques années après la chute de la dictature de Franco. Deux policiers sont envoyés dans les marais de l’Andalousie rurale pour enquêter sur une série de meurtres horribles d’adolescentes qui surviennent depuis longtemps dans une petite communauté. Ils forment une paire mal assortie : un jeune flic de gauche aux bonnes manières (Raúl Arévalo) et un vieux routier violent (Javier Gutiérrez). Plus ils creusent dans les secrets de cette petite communauté, plus les choses deviennent étranges et inquiétantes. Dans ce coin isolé et bizarre du pays, qui semble figé dans le temps, la misogynie est encore très ancrée et les mentalités restent à changer.

MARSHLAND est un extraordinaire néo-noir avec un sous-texte sociopolitique féroce, situé dans une époque politique instable et une région rongée par la corruption. Le film s’est mérité 10 prix Goya (l’équivalent espagnol des Oscars), en faisant une des longs métrages les plus récompensés de l’histoire du pays. Cette plongée intelligente et sans compromis dans les affres d’une introspection nationale difficile est aussi l’un des plus passionnants films policiers des dernières années. Le réalisateur et coscénariste Alberto Rodríguez (UNIT 7), utilisant au maximum les possibilités d’un environnement à la fois superbe et effrayant, signe un film d’une grande richesse visuelle qui distille une atmosphère oppressante. Au cœur du cyclone, Gutiérrez et Arévalo livrent des performances remarquables qui donnent au film un sentiment d’urgence et une grande intensité. Gutiérrez s’est d’ailleurs mérité un Goya. Un film à ne manquer sous aucun prétexte.

— Mitch Davis

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