Présenté par Super Channel

Première Mondiale
Sélection 2019

Homewrecker

Réalisé par Zach Gayne

En présence du réalisateur et scénariste Zach Gayne, des producteurs Josh Mandel et Ben Umstead et des acteurs Alex Essoe et Precious Chong

Crédits  

Réalisateur

Zach Gayne

Scénario

Precious Chong, Alex Essoe, Zach Gayne

Interprètes

Alex Essoe, Precious Chong, Kris Siddiqi

Producteur

Lex Emanuel, Zach Gayne, Josh Mandel, Ben Umstead

Direction de la photographie

Delaney Siren

Musique

Doug Martsch

Montage

Gary Chan, Zach Gayne

contact

Industry Standard Films

Canada 2019 86 mins V.O. anglaise
Genre ComédieHorreur

La politesse canadienne devient la source de cauchemars dans le film d’horreur satirique HOMEWRECKER. Michelle (Alex Essoe) rencontre Linda (Precious Chong) lors d’un cours de yoga. L’enthousiasme de Linda est agaçant, mais l’aversion pour le conflit de Michelle l’empêche de repousser cette femme de plus en plus insistante. La situation dérape lorsque Linda demande à Michelle de redécorer sa maison et refuse de la laisser partir. Scénarisé par le réalisateur Zach Gayne et les deux vedettes du film, Precious Chong et Alex Essoe (qui nous a épatés avec sa performance dans STARRY EYES en 2014), HOMEWRECKER maintient un ton atypique influencé par la sensibilité pop de la fin des années 1980. Avec l’énergie d’une cassette de mise en forme de Jane Fonda, le film devient progressivement plus étrange, particulièrement alors qu’il aborde les attentes genrées entourant la féminité et la romance.

Capturant habilement la nécessité de s’affirmer, le film exacerbe l’horreur, la comédie et l’inconfort provenant de l’incapacité de Michelle à dire non. Sa peur de la confrontation la mène à se retrouver empêtrée dans une bizarre prise d’otage. Très drôle, le film porte une grande attention aux détails esthétiques, visuels comme musicaux, ce qui contribue à la création d’une atmosphère délirante. Doug Martsch a produit la musique, qui fluctue entre la pop et le mélodrame. La trame sonore est par ailleurs dynamisée par un moment vraiment délicieux impliquant Lisa Loeb. Tout cela est ancré par les deux performances centrales : celle d’Alex Essoe, sobrement névrosée, et celle de Precious Chong, frénétiquement obsessive. Bien que foncièrement différentes, elles représentent deux facettes des idéaux féminins exagérés, poussés jusqu’à des extrêmes autodestructeurs, sans considération pour l’autonomie corporelle et l’estime de soi au-delà des limites d’une relation romantique hétéronormative. – Traduction : Kevin Laforest