Première Canadienne
Sélection 2019

Why Don't You Just Die!

Réalisé par Kirill Sokolov

Crédits  

Selection officielle

Festival du film Black Nights de Tallinn 2018, What The Fest 2019, Cineopocalypse 2019

Réalisateur

Kirill Sokolov

Scénario

Kirill Sokolov

Interprètes

Vitaliy Khaev, Evgeniya Kregzhde, Aleksandr Kuznetsov

contact

Arrow Films

Russie 2018 95 mins V.O. russe Sous-titres : anglais
Genre ComédieAction

“A splatterpunk action comedy drenched in gleefully dark Russian humor… smarter and wittier than its pulpy setup initially seems to suggest”
Stephen Dalton, HOLLYWOOD REPORTER

Armé d’un marteau, Matiev récite du bout des lèvres une dernière prière avant de sceller son destin et de sonner à la porte de l’appartement. Il se retrouve ainsi pour la première fois face à Andrei, le père de sa copine Olya, un policier de Moscou à l’allure grossière. Alors qu’ils apprennent à faire connaissance autour d’un petit-déjeuner, leur conversation est marquée de propos aux sous-entendus violents et la situation finit bien vite par dégénérer! Un tir de fusil évité de justesse révèle une réserve d’argent planquée dans le mur, ce qui est loin d’être le secret le plus choquant dévoilé lors de cette confrontation à la conclusion sanguinolente.

Le premier long métrage du réalisateur russe Kirill Sokolov, qui saura retenir votre attention jusqu’à la fin, n’épargne personne : tout le monde en ressort dans un état lamentable, que ce soit les cinq personnages coincés dans un appartement de plus en plus ravagé par la bagarre, ou le public. Tous y passent. Sokolov n’hésite pas à puiser dans ses influences et à faire écho à Tarantino et à Raimi, aux débuts des frères Coen et aux fioritures tape-à-l’œil de Leone. Son propre style fait cependant rapidement surface alors qu’il nous livre avec assurance un film combinant à la fois suspense, drame, humour noir et une violence tordue et extrême qu’il explore en profondeur. Le tout reflété par une déroutante syntaxe russe — on ne dira pas « je pleure tellement je ris », mais plutôt « je ris tellement je pleure » — et l’emploi d’un batteur de jazz chevronné aux bons moments. Sokolov prend des décisions délibérément impitoyables, qu’il s’agisse de dialogues où la tension est palpable, d’un travail de caméra astucieux ou d’une palette de couleurs audacieuse. WHY DON’T YOU JUST DIE! propulse assurément Sokolov sur la liste des cinéastes à surveiller. – Traduction : Stéphanie Cusson