Présenté par Cinémathèque Québécoise

She Who Must Burn

Réalisé par Larry Kent

Prix du Pionnier canadien : Larry Kent - Première mondiale de la nouvelle restauration 4K de Canadian International Pictures

Crédits  

Réalisateur

Larry Kent

Scénario

Larry Kent, Shane Twerdun

Interprètes

Sarah Smyth, Missy Cross, Shane Twerdun, Andrew Dunbar, Andrew Moxham

contact

X

Canada 2015 115 mins V.O. anglaise

“Kent uses feminist and political messaging to construct a powerful and disturbing thriller”
- Sarah Gopaul, DIGITAL JOURNAL

“More than a half-century has passed since Larry Kent’s pioneering Canadian indie drama THE BITTER ASH, but he’s still rubbing salt in societal wounds with SHE WHO MUST BURN”
– Dennis Harvey, VARIETY

Il est difficile de ne pas considérer SHE WHO MUST BURN comme un panneau routier nous montrant le chemin parcouru depuis l'ère Roe jusqu'à l'Amérique post-Dobbs actuelle. Lorsque Kent a réalisé le film et lors de sa première à Fantasia en 2015, il s'agissait encore d'une version « imaginaire » d'une Amérique dystopique. Les critiques de l'époque ont reconnu l'intrigue du film comme un avenir potentiel extrême pour les droits reproductifs aux États-Unis, sous la menace soutenue de la montée de l'orthodoxie religieuse intolérante. Mais dans la réalité d’ aujourd'hui, où les États sont pratiquement en concurrence pour gagner le statut de pays le plus répressif et contraire à la santé des femmes, SHE WHO MUST BURN apparaît plus que jamais comme le canari proverbial dans la mine de charbon, livrant un message auquel nous aurions tous dû porter plus attention à sa sortie.

Se déroulant dans une petite ville minière où la communauté est menacée par la pollution industrielle, SHE WHO MUST BURN s'attaque à l'impact de la perte de tolérance et de civilité en matière de droits reproductifs / droits des femmes. Angela (Sarah Smythe) essaie de maintenir un service de conseil à flot après le meurtre du médecin de la clinique locale, mais se retrouve bientôt sur la cible d'une escalade de violence de la part des Baarkers, un clan de fanatiques religieux. Lorsque l'épouse de Jeremiah Baarker demande l'aide d'Angela pour échapper à son conjoint violent, les cieux s'assombrissent.

Développée à partir d'ateliers de théâtre à l’École du cinéma de Vancouver, l'histoire est écrite par l'acteur Shane Twerdun (Jeremiah Baarker). Kent utilise un style de caméra claustrophobe, donnant au film son côté horreur troublant. Comme il l'a fait si souvent tout au long de sa carrière, Kent pousse le drame à l'extrême et, ce faisant, demande au spectateur d'en prendre note. – David Douglas